La traversée de l'Espagne à vélo

  • Entre amis
  • Juillet 2019
  • 900km
  • 11 jours
  • Difficulté : 4/5
  • Thèmes : grands espaces
François et Thierry

François et Thierry

Nous sommes deux amis de longue date qui aimons le vélo et le calme. Bien que fort occupés professionnellement l’un et l’autre, nous prenons le temps de faire des balades en Belgique, parfois longues, parfois moins mais nous n’oublions jamais de boire un verre ensemble à la fin de la journée !

Nous étions sûrs de nous dépayser car nous avons choisi de rallier Séville à Avilésà l’écart des routes touristiques. 

François
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Traversée de l’Espagne à vélo : préparation

Pourquoi ce projet de traverser l’Espagne du sud au nord à vélo ?

Nous avons choisi l’Espagne pour plusieurs raisons. Nous étions sûrs de nous dépayser car nous avons choisi de rallier Séville à Avilés, à l’écart des routes touristiques. La distance, 900 km, nous convenait pour faire un premier long trajet. Enfin, l’un d’entre nous parle espagnol, ce qui faciliterait les choses en cas de souci. 

Notre idée est partie d’une route touristique la Ruta de la Plata, qui nous a été présentée lors d’un salon vélo à Bruxelles. Et nous espérions, en nous basant sur cette route, faire un trajet à peu près tranquille. On verra que ce ne sera pas toujours le cas…

C’était votre premier voyage à vélo ? 

L’un d’entre nous avait déjà rallié Amsterdam depuis Bruxelles en trois jours via la côte mais cela nous a juste donné le goût de faire un vrai voyage !

Comment avez-vous préparé votre voyage ?

Côté physique, nous nous sommes entraînés les deux mois précédant notre départ : longues sorties le week-end, vélos chargés. En ce qui concerne la logistique, il a fallu nous organiser pour voyager avec notre vélo en avion, disposer de la housse ad hoc et penser à l’envoyer par la poste à notre dernier hôtel pour ne pas trimbaler un poids mort et inutile pendant deux semaines.

 

Traversée de l’Espagne à vélo : itinéraire

Peux-tu nous décrire votre itinéraire de Séville à Avilés ?

Nous sommes partis de Séville pour aller en droite ligne vers le Nord jusqu’aux Asturies. Nous sommes passés par : 

  • Mérida
  • Cáceres, 
  • Béjar, 
  • Salamanque, 
  • Zamora, 
  • León, 
  • Oviedo et enfin 
  • Avilés. 

Nous avons parcouru des routes de toutes sortes, du beau macadam bien lisse jusqu’à l’infâme sentier d’âne avec des côtes tellement abruptes et empierrées qu’il fallait décharger les vélos, les hisser, redescendre chercher les sacs et remonter vers les vélos… 

Du vent aussi, parfois dans le bon sens, parfois pas…

Traversée Espagne vélo itinéraire

Nous avons roulé 900 km en neuf jours auxquels il faut ajouter deux jours de repos et un jour de liaison : la première étape s’est très mal passée pour l’un d’entre nous, malade. Nous avons donc couvert la deuxième étape en camionnette afin de repartir sur de bonnes bases.

 

Points forts / points faibles de l’Espagne à vélo

Quels sont les plus du voyage à vélo en Espagne ? 

L’axe que nous avons parcouru recèle des merveilles mais surtout une grande variété de paysages et de reliefs. Nous avons beaucoup aimé l’accueil des gens et leur aide lorsque nous en avons eu besoin : pour demander un outil qui nous faisait défaut, pour retrouver notre chemin, pour un lavage de vélo… 

Le fait d’être resté à l’écart du tourisme de masse nous a certainement aidés à profiter de cette chaleur vraie qu’ont les gens de la campagne.

Les points négatifs ? 

La cyclabilité de certains tronçons. Le trajet proposé par la Ruta de la Plata ne se prête pas toujours à un voyage à vélo. Nous nous sommes parfois retrouvés sur des sentiers qui ne se conviennent pas à la pratique du vélo. Or nous avions des VTT et nous n’avions que deux sacs chacun… Cela s’est parfois avéré être un vrai problème voire un danger notamment pour la traversée des montagnes aux Asturies. 

L’organisation propose en fait un assemblage de trajets faits par les clubs de vélo locaux et ces trajets ne sont pas validés par la Ruta de la Plata avant d’être proposés aux touristes. La chaleur n’a pas été un vrai problème : nous prenions soin de partir tôt le matin et de boire assez. Et puis à vélo on a toujours de l’air !

Quels ont été les plus beaux endroits sur votre parcours ? 

Certainement Séville, Salamanque, León, les montagnes asturiennes.

 

Questions pratiques

Comment étaient les routes que vous avez empruntées ?

Les Espagnols sont en général très respectueux des cyclistes sur la route. J’ai ainsi vu un autocar presque s’arrêter pour avoir l’espace de dépasser mon ami tout en respectant une distance de sécurité.

L’accueil des locaux sur la route ? 

Aucun problème, nous avons toujours été confrontés à des gens cordiaux et serviables, en ville comme sur la route ou dans les villages.

Niveau logement et nourriture, comment vous faisiez ? 

Nous avions pris soin de réserver les logis à chaque étape et de vérifier que dans chaque endroit il était possible de se ravitailler pour la journée : eau et nourriture. 

Et aussi de prévoir une visite culturelle lorsque nous étions dans une ville d’art. Nous transportions le ravitaillement de la journée sauf lorsque nous savions pouvoir faire étape à midi dans un endroit pourvu d’un magasin.

Le budget de votre voyage ? 

Environ 75 euros par jour, hôtel, repas à midi et restaurant le soir.

Tu peux nous décrire votre équipement ?

L’un d’entre nous avait un Focus Whistler et l’autre un Cross 6.0. Deux excellents VTT qui ont parfaitement tenu le coup, y compris pendant les vols. Sans oublier une chute ou deux…

 

Souvenirs

Quel est votre meilleur souvenir de voyage ? 

Il y a les rencontres avec les Espagnols : le monsieur à Plasence qui nous a menés chez un vélociste ouvert, le brave homme de ce village castillan qui voulait nous proposer un verre de vin pour « nous donner du courage », et cela à 14h alors que nous avions encore 40 km à faire, le berger des Asturies qui nous a patiemment guidés en auto jusqu’au bas de la montagne car le soir arrivait…

La pire galère ? 

Nous en avons eu deux : l’un d’entre nous est tombé malade lors de la première étape au point de devoir demander de l’aide à notre hôtelier alors qu’il ne restait que deux km à couvrir et l’étape dans la montagne aux Asturies. 

Un tronçon de cette étape est dangereux à faire à vélo alors même que nous avons eu de la chance avec le temps : pas de pluie ni de brouillard alors que nous sommes montés à plus de 1600m : les sentiers sont parfois impraticables à vélo, le fléchage n’est pas toujours présent.

Votre prochain voyage à vélo, c’est pour quand et où ? 

Dès que possible et plusieurs projets existent : le tour de la Belgique en longeant les limites du territoire national et, lorsqu’on pourra traverser la Manche sans faire de quarantaine : l’Angleterre.

Un dernier mot pour convaincre les lecteurs du blog de voyager à vélo ? 

Avec un minimum d’entraînement et de préparation (trajet, relief et logistique), le voyage à vélo est accessible à tous et permet de découvrir d’autres paysages. C’est une façon de voyager à la fois rapide et lente : on couvre des km et en même temps on a le loisir de s’arrêter à des endroits parfois inaccessibles autrement.

La crise Covid-19 nous le rappelle amèrement : ne pas remettre à l’année suivante le voyage que tu peux faire aujourd’hui !

Vous trouverez les traces GPS du parcours de François ici. Pour en savoir plus sur l’itinéraire dont parle François : http://www.larutaenbici.com/es

 

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